Les origines du beagle

Auteur: Juliette
31 octobre 2008


Les anglais, réputés pour avoir toujours été les meilleurs éleveurs d’animaux, ont su fixer cette race de chien depuis plusieurs siècles. Ils désiraient créer une “miniature parfaite” de chien courant qui réunisse le maximum de qualités, et c’est ainsi qu’ils ont obtenu le . Celui-ci était à l’époque destiné à la pratique d’une des chasses à courre les plus difficiles, celle du lièvre.

Sous le règne du roi Henri VII (1457-1509), l’on retrouve de nombreuses références aux beagles desquels ont dit “qu’ils devront être gardés à la cour avec douceur, salubrité et propreté”.
Henri VIII (1491-1547) avait pour sa part un intérêt certain pour cette race et, aux dires de certains, il était plus affectueux avec ses beagles qu’avec ses nombreuses conquêtes féminines ! Sa fille, la reine Elisabeth Ire, fut une très grande amatrice de beagles. Certains recherchent encore les “Beagles Elisabeth” caractérisés par leur très petite taille, mais ceux-ci ont pratiquement tous disparu. En effet, les femelles avaient beaucoup de mal à mettre bas du fait de la miniaturisation de la race, sans compter que beaucoup de « Beagles Elisabeth » furent décimés par la maladie de Carré dans les années 1890.

Au XVIIe siècle on distingue trois espèces de :
• les beagles du Nord, chiens rapides de taille moyenne
• les beagles du Sud dits « Kerry-Beagles » de 0,45m et plus
• les « cat-beagles », beagles à lapins qui dépassaient rarement les 0,35m

Jusqu’au milieu du XIXe siècle le type de variait de région en région, et même au sein des meutes, suivant les goûts des maîtres d’équipage et la nature des terrains de chasse. Ce n’est qu’à partir de la seconde moitié du XIXe siècle que l’uniformisation de la race commence. Afin de servir la cause du , deux sociétés sont crées : la fondation du -Club en 1890 puis l’association des maîtres d’équipage de Harriers et de Beagles un an plus tard. Le -Club établit le standard de la race et réalise sa première exposition en 1896.

La première guerre mondiale ayant dispersé la majorité des meutes, la race semble très compromise au début des années 20. Par chance, l’élevage de Mrs Nina Elms remporta de nombreuses récompenses dans les années 30 et tant les élevages de beagles d’expositions que de chasse se multiplièrent.

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C’est en Normandie que furent importés pour la première fois en France les beagles, au XVIIIe s., peu avant la Révolution.

C’est surtout vers la fin du XIXe s. que la race s’est répandue car le devient alors très recherché pour sa très grande rapidité et sa résistance. Il fût ainsi un chien idéal pour la vénerie, c’est-à-dire la chasse à courre (lièvre, lapin, renard).

Le commence à être reconnu dans notre pays comme étant un chien de compagnie idéal, ce qui est déjà le cas depuis longtemps dans des pays comme les Etats-Unis, le Canada, l’Angleterre ou la Belgique.

Actuellement, le est surtout utilisé en France pour la chasse à tir du lapin, du lièvre, du chevreuil ou encore du renard, dans les régions de l’Ouest, et du sanglier, dans le Midi. Parmi les chiens courants de race pure, le est le plus nombreux et le  plus  populaire  dans  l’hexagone.  Son  cheptel  est  évalué à environ 40 000 sujets. C’est aujourd’hui aux Etats-Unis qu’il est le plus répandu.