Selon son âge et son profil, le chien n’a pas toujours les mêmes besoins alimentaires. Voici quelques informations de base sur l’alimentation de votre ami.
Le chiot : il se situe dans une phase de croissance rapide et intense, le sevrage se situant entre 5 et 8 mois selon la taille du chien (6 mois pour le beagle). La flore intestinale se met en route progressivement avec le passage d’une alimentation lactée à une alimentation solide et diversifiée. Le chiot a besoin d’un apport en protéines et minéraux (notamment en calcium et en phosphore), indispensables à la constitution de son squelette, ses muscles et ses dents définitives. Son estomac étant encore assez petit, l’aliment doit être concentré en énergie (matières grasses). Pour assurer le développement de son système immunitaire, de son cerveau et pour l’équilibre de sa peau, les acides gras essentiels sont indispensables.
Le jeune chien : cette période s’étend du 6ème au 14ème mois pour le beagle. Le squelette est pratiquement constitué mais les muscles doivent encore se développer, ce qui nécessite l’apport d’aliments riches en protéines. Pour pallier les risques de troubles ostéo-articulaires et une prise de poids trop importante, l’apport calorique doit être limité. Afin de favoriser l’acquisition d’une bonne immunité, d’un pelage soyeux et d’une peau saine, l’apport d’acides gras essentiel est important.
Le chien adulte : période qui s’étend du 14ème mois à la 8ème année pour le beagle. Les besoins en protéines sont moins importants qu’aux précédentes étapes de sa vie mais la ration protéique quotidienne doit rester constante. L’amidon est à présent bien assimilé mais sa quantité doit rester modérée. Les matières grasses sont indispensables à l’apport calorique.
Chien en surpoids ou sujets au surpoids : les beagles sont facilement sujets à l’embonpoint, de même que les chiens stérilisés, à activité physique faible ou précédemment obèses. Pour cette catégorie de chiens, les besoins caloriques sont réduits d’environ 20%. Il est important de préserver l’apport en acides gras essentiels mais la quantité de matières grasses doit être diminuée. La quantité de protéines ne doit pas changer mais l’apport en fibres alimentaires peut être augmenté pour satisfaire le grand appétit du chien
La chienne reproductrice (gestante durant environ 2 mois puis allaitante durant 6 semaines) : les besoins nutritionnels de la chienne augmentent avec la croissance des fœtus. Durant la lactation, ses besoins sont environ triplés du fait de l’augmentation de dépense énergétique. Son alimentation doit être riche en calories, en protéines et en minéraux pour assurer le bon développement des fœtus puis des nouveaux-nés. De la nourriture pour chiots peut-être donnée à la mère dès les premiers jours de ses chaleurs, cela facilitera la période de sevrage des chiots.
Le chien senior (à partir de 8 ans pour le beagle) : pour compenser la baisse d’activité liée à l’âge qui peut entraîner des problèmes de surpoids, l’apport de matières grasses doit être réduit. L’apport protéique (de qualité pour ne pas fatiguer les reins) et en acides gras essentiels doit être maintenus. Les fibres alimentaires permettent la stimulation du transit intestinal et les antioxydants naturels limitent le processus de vieillissement cellulaire.
-
A noter que la plupart des marques d’aliments pour chiens proposent une large gamme de produits adaptés à ces différents profils. De quoi trouver votre bonheur et faire celui de votre animal !
Halte aux idées reçues sur l’alimentation ! Un article pour savoir démêler le vrai du faux !
“Mon chien doit manger varié” = faux
Nous croyons souvent, à tord, que le chien se lasse de manger toujours la même chose, parce que nous nous mettons à sa place. Mais contrairement à nous - et au chat -, la monotonie ne gêne pas le chien. De plus, il éprouve toujours des difficultés digestives lors des changements d’alimentation. Alors essayer de ménagez la flore intestinale de votre beagle !
“Le chien est omnivore” = vrai
Et qui dit omnivore dit que le chien ne doit pas manger que de la viande. Bien qu’il soit à tendance carnivore et que lui donner un repas sans viande n’est pas conseillé, il a besoin de protéines, de lipides et de glucides.
“Les os sont bons pour les chiens” = faux
Sauf s’il y est habitué, le chien digère souvent mal les os. A proscrire impérativement : les os de porc (générant des problèmes de constipation) et les os de lapin (très pointus et fins, pouvant gravement blesser l’animal). Quant aux vertus de soin dentaire qu’on prête aux os, sachez qu’il est préférable de lui donner à mastiquer des jeux pour chiens et de lui donner une alimentation solide, la mastication permettant de limiter la survenue de tartre.
“Les croquettes sont très concentrées en énergie” = vrai
Beaucoup de personnes ont la fâcheuse habitude de donner à leur chien davantage que ce qui est recommandé sur le paquet de croquettes ou par leur vétérinaire, jugeant la quantité insuffisante. Les croquettes sont simplement un type d’aliments concentrés. Alors croyez les “experts” et évitez de succomber à la tentation de lui donner plus de croquettes que prévu ou trop de friandises, car cela génère souvent surpoids voire obésité !
“Je dois donner des compléments alimentaires à mon chiot” = vrai/faux
Les compléments alimentaires sont utiles en cas d’alimentation déséquilibrée, s’ils vous sont recommandés par votre vétérinaire. Si votre petit protégé mange une nourriture industrielle - et donc normalement adaptée à ses besoins de chiot - un apport supplémentaire en vitamines et minéraux est inutile.
“Un petit carré de chocolat, c’est bon pour mon chien” = faux
Et même archi-faux ! Cette idée reçue est tenace et je connais plusieurs personnes donnant à leur chien du chocolat sous prétexte qu’il aime. Qu’il aime ou non, on s’en fiche royalement, pour le coup ! Si la consommation de chocolat a des aspects positifs pour la santé des humains, elle représente un véritable POISON pour le chien. Une grosse dose de chocolat peut même tuer le chien. En effet, celui-ci contient une molécule (la théobromine) qui, absorbée en grande quantité, peut générer des vomissements et diarrhées liés à une ulcération gastrique. Lorsqu’elle passe dans le sang la molécule stimule anormalement la respiration, le cœur et le centre nerveux. Pris de convulsions, le chien peut dès lors décéder d’un arrêt cardiaque ou respiratoire. Alors par pitié, on proscrit le chocolat !


